“Quand un État cesse de protéger ses enfants, il cesse d’être un État.”
Le MLDC adresse ses condoléances les plus sincères à la famille du petit Mathis, atrocement arraché à la vie, à seulement six ans, dans une scène d’horreur qui glace le sang. Ce drame n’est pas un simple fait divers : c’est un miroir brisé de notre société, une tragédie nationale, un cri d’alarme contre un système judiciaire rongé par la corruption, l’impunité et la déshumanisation.
Dans un pays normal, un tel acte entraînerait une réaction rapide, juste, transparente et exemplaire. Mais nous sommes au Cameroun de Paul Biya, où la justice est une marchandise, une arme au service des puissants, et un fardeau pour les faibles. Où les crimes sont étouffés sous le poids des réseaux, des influences, et des silences complices. Où, parfois, les liens de sang d’un coupable avec une célébrité suffisent à brouiller les pistes et à dévier l’opinion du cœur de l’horreur : un enfant égorgé. Un pays en ruine morale. Une justice malade.
Oui, nous refusons de détourner le regard. Le MLDC exige justice pour Mathis. Une justice non pas médiatique, mais structurelle. Non pas émotionnelle, mais institutionnelle. Une justice que seul l’État Développementaliste Communautaire (EDC) que nous portons peut bâtir, car c’est un État fondé sur la vérité, la responsabilité, la dignité humaine, et la participation communautaire.
Dans l’État Développementaliste Communautaire :
-Les juges sont élus localement, par les communautés, pour garantir leur indépendance et leur proximité avec les victimes. Les magistrats sont évalués selon leur intégrité et efficacité, pas leur loyauté au pouvoir. Les victimes comme les familles de Mathis ont accès à un système d’accompagnement judiciaire, psychologique et financier, pour reconstruire, se défendre, et obtenir réparation. Les citoyens participent à la surveillance du fonctionnement de la justice, à travers des mécanismes communautaires de contrôle.
Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas un mal isolé. C’est le fruit pourri d’un système autoritaire, élitiste et centralisé, qui a vidé l’État de toute humanité. Combien d’enfants comme Mathis devront encore tomber avant que la peur ne devienne colère ? Avant que la colère ne devienne changement ?
Le MLDC ne se contente pas de pleurer les morts : nous portons l’ambition d’un nouveau Cameroun, où chaque vie compte, où chaque crime est puni, où chaque citoyen peut croire en sa justice. Mathis mérite mieux. Le Cameroun mérite mieux.
Et c’est pourquoi nous appelons à un sursaut national. Pas seulement pour condamner un meurtre, mais pour réinventer un système. Pour que plus jamais un autre Mathis ne soit sacrifié dans le silence ou dans le chaos.
Repose en paix, petit ange. Que ton sang devienne semence de justice.
MLDC — Mouvement pour la Libération et le Développement du Cameroun
Pr. Jimmy Yab, Président National
