🎬 ÉPISODE 10« Ahidjo démissionne, mais l’État autoritaire reste en place.» La succession de Biya ou la transmission d’un système

En désignant Paul Biya, son Premier ministre, comme successeur,
Ahidjo ne transmet pas le pouvoir à un homme.
Il transmet un héritage politique.
Un mode de gouvernement.
Une structure.
Une logique de verticalité autoritaire. … Lire la suite 🎬 ÉPISODE 10« Ahidjo démissionne, mais l’État autoritaire reste en place.» La succession de Biya ou la transmission d’un système

🎬 ÉPISODE 9: « Ahidjo et la Françafrique : le Cameroun dans les griffes de Paris.» Une souveraineté sous tutelle

Dès 1958, Ahmadou Ahidjo est le favori des réseaux Foccart, du nom de Jacques Foccart, secrétaire général de l’Élysée chargé des affaires africaines.
Foccart organise, arme, conseille, et protège Ahidjo, qu’il voit comme un rempart contre les mouvements révolutionnaires africains. … Lire la suite 🎬 ÉPISODE 9: « Ahidjo et la Françafrique : le Cameroun dans les griffes de Paris.» Une souveraineté sous tutelle

ÉPISODE 8« Ahidjo supprime le fédéralisme : les germes de la guerre anglophone ». L’unification au forceps d’un pays aux deux histoires

Le 1er octobre 1961, le Southern Cameroons, alors sous administration britannique, rejoint la République du Cameroun, ex-Cameroun français, pour former un État fédéral.
Ce jour-là, dans les rues de Buea, Bamenda et Kumba, des enfants chantent en anglais et en pidgin :
“We are free to build a new nation.”
Mais ils ignoraient qu’en réalité, ce fédéralisme serait une parenthèse, vite refermée par le centralisme d’Ahidjo. … Lire la suite ÉPISODE 8« Ahidjo supprime le fédéralisme : les germes de la guerre anglophone ». L’unification au forceps d’un pays aux deux histoires

🎬 ÉPISODE 7: « Ahidjo et la dépendance économique : indépendance politique, soumission structurelle.»Le Cameroun sous perfusion française

Le Cameroun conserve le franc CFA, une monnaie conçue à Paris, gérée à Paris, imprimée à Chamalières, et adossée au Trésor français.
Cela signifie que 60 à 70 % de nos réserves de change sont déposées dans des comptes du Trésor français.
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🎬 ÉPISODE 6« Ahidjo efface la mémoire des martyrs : chronique d’un effacement national »Quand l’histoire devient un champ de bataille

Entre 1958 et 1971, le Cameroun a vu disparaître les plus grandes figures de son combat indépendantiste :
Ruben Um Nyobé, Félix Moumié, Ossendé Afana, Ernest Ouandié…
Mais ce qui choque davantage encore que leur élimination physique,
c’est le traitement réservé à leur mémoire.
Aucune statue.
Aucune rue à leur nom.
Aucune mention dans les livres d’école.
Aucune reconnaissance officielle.
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LE ROLE D’AHMADOU AHIDJO DANS L’ASSASSINAT DE RUBEN UM NYOBE

Le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobè, leader de l’UPC, est assassiné par les forces françaises, marquant un tournant crucial dans la lutte pour l’indépendance du Cameroun. Le texte explore le rôle potentiel d’Ahmadou Ahidjo dans cet assassinat, analysant son alignement avec l’administration coloniale et les implications politiques de cet événement tragique. … Lire la suite LE ROLE D’AHMADOU AHIDJO DANS L’ASSASSINAT DE RUBEN UM NYOBE

🎬 ÉPISODE 5 – Ahidjo et la machine de répression : services secrets et prisons d’État; Tcholliré, Mantoum, Yoko, Kondengui. (La peur comme instrument de gouvernement)

La création de la Direction générale de la Documentation et de la Sécurité (DGDS), embryon des actuels services de renseignement camerounais, repose sur un maillage territorial serré :
Des agents infiltrés dans les marchés, les écoles, les églises, les cercles culturels.
Chaque citoyen peut être une cible. Chaque phrase peut être une preuve.
La surveillance devient une norme sociale. … Lire la suite 🎬 ÉPISODE 5 – Ahidjo et la machine de répression : services secrets et prisons d’État; Tcholliré, Mantoum, Yoko, Kondengui. (La peur comme instrument de gouvernement)

🎬 ÉPISODE 4. Ahidjo et le parti unique : la dictature institutionnalisée

En 1966, Ahmadou Ahidjo proclame la création de l’Union Nationale Camerounaise (UNC).
Mais ce n’est qu’en apparence un parti politique.

En réalité, c’est une architecture de domination, un outil froid, impersonnel, conçu pour organiser l’obéissance, surveiller les consciences, et neutraliser toute dissidence.

Le Cameroun entre alors dans une ère où la politique devient liturgie, et où la loyauté au chef supplante toute idée de débat.
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AU NOM DE QUOI LE GRAND NORD REVIENDRAIT -il AU POUVOIR AU CAMEROUN EN 2025? NON! CE N’EST PAS AHIDJO QUI A DONNÉ LE POUVOIR À PAUL BIYA ; C’EST LA FRANCE.

NON, CE N’EST PAS AHIDJO QUI A DONNÉ LE POUVOIR À PAUL BIYA ; C’EST LA FRANCE.

Le transfert de pouvoir en 1982 n’est pas un acte souverain d’Ahidjo, mais une décision dictée par la France, soucieuse de préserver ses intérêts postcoloniaux. Les archives diplomatiques et les travaux académiques montrent que Paul Biya a été choisi dans le cadre d’un agenda géopolitique français, non d’un pacte entre élites camerounaises. … Lire la suite AU NOM DE QUOI LE GRAND NORD REVIENDRAIT -il AU POUVOIR AU CAMEROUN EN 2025? NON! CE N’EST PAS AHIDJO QUI A DONNÉ LE POUVOIR À PAUL BIYA ; C’EST LA FRANCE.

ÉPISODE SPÉCIALE AHMADOU AHIDJO, La mort d’ERNEST OUANDIÉ: arrestation, procès et exécution du dernier HERO indépendantiste camerounais

Ernest Ouandié (1924-1971) est l’une des grandes figures de la lutte pour l’indépendance du Cameroun et du maquis de l’Union des populations du Cameroun (UPC) dans les années 1950-1960 . Leader nationaliste camerounais, il fut impliqué dans la guerre d’indépendance contre l’administration coloniale française, puis dans l’insurrection qui suivit l’indépendance formelle du pays en 1960. Son arrestation en 1970, suivie d’un procès politique retentissant et de son exécution publique en 1971, ont marqué un tournant sombre de l’histoire post-coloniale du Cameroun . Le présent article retrace, dans un style académique et documenté, les circonstances de l’arrestation d’Ernest Ouandié, le déroulement de son procès, ainsi que les détails de son exécution, en s’appuyant sur des sources historiques et archivistiques fiables. … Lire la suite ÉPISODE SPÉCIALE AHMADOU AHIDJO, La mort d’ERNEST OUANDIÉ: arrestation, procès et exécution du dernier HERO indépendantiste camerounais

🎬 ÉPISODE 3: Ahidjo fonde l’État unique : fin du multipartisme, début de l’autocratie

En 1960, le Cameroun devient officiellement indépendant.
Du moins, c’est ce que proclament les textes.

Car dans les faits, le pouvoir reste vertical, centralisé, et sous influence.
Et les partis politiques issus de la lutte anticoloniale — ceux qui avaient survécu à la clandestinité — sont rapidement marginalisés, infiltrés, ou dissous.

Dès 1962, Ahidjo fait adopter des lois d’exception qui limitent drastiquement la liberté d’association et d’opinion.
La presse est contrôlée, les syndicats muselés, les opposants arrêtés ou exilés.

Mais c’est en 1966 que tout bascule.
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🎬 ÉPISODE 2: « Ahidjo contre les indépendantistes : guerre, trahison et assassinats politiques »

Ce travail n’est pas simplement une relecture du passé. C’est un acte de mémoire, un devoir d’histoire, mais aussi un acte politique pour éclairer le présent.

Pendant trop longtemps, la figure d’Ahmadou Ahidjo a été enfermée dans une image officielle, celle d’un bâtisseur d’unité, d’un homme de rigueur, de stabilité et d’autorité.
Mais cette lecture occulte l’essentiel : Ahidjo a construit un État contre son peuple.

Un État autoritaire, vertical, néocolonial, silencieux.
Un État qui, plutôt que d’émanciper, a domestiqué.
Plutôt que de libérer, a surveillé.
Et plutôt que d’unir, a réprimé.
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Amadou Ahidjo, André-Marie Mbida et la mort de Ruben Um Nyobè (1958) : Responsabilités croisées dans une décolonisation en bain de sang

La mort de Ruben Um Nyobè, leader indépendantiste camerounais, le 13 septembre 1958, illustre une rupture dans la décolonisation du Cameroun. Assassiné par l’armée française, son élimination révèle les complicités entre les autorités françaises et les Premiers ministres Ahmadou Ahidjo et André-Marie Mbida, impactant durablement la mémoire collective du pays. … Lire la suite Amadou Ahidjo, André-Marie Mbida et la mort de Ruben Um Nyobè (1958) : Responsabilités croisées dans une décolonisation en bain de sang

Assassinat de Ruben Um Nyobè : Un Tournant Pour le Cameroun

L’assassinat de Ruben Um Nyobè, leader de l’Union des Populations du Cameroun, le 13 septembre 1958, a marqué un tournant dans le processus de décolonisation au Cameroun. Cet acte prémédité visait à éliminer toute alternative souverainiste et à contrôler l’indépendance, entraînant un effacement mémoriel qui perdure dans l’histoire nationale. … Lire la suite Assassinat de Ruben Um Nyobè : Un Tournant Pour le Cameroun

ÉPISODE 1: Ahmadou Ahidjo prend le pouvoir : naissance d’un État contre son peuple

Contexte général : De son accession au poste de Premier ministre en 1958 jusqu’à sa démission en 1982, Ahmadou Ahidjo a mené un régime autoritaire marqué par une répression brutale des mouvements indépendantistes (notamment l’Union des populations du Cameroun, UPC) et des opposants politiques. La guerre contre les maquis nationalistes entamée sous la colonisation française s’est prolongée bien après l’indépendance, avec un bilan humain lourd. Entre 1955 et 1964, des dizaines de milliers de personnes (combattants nationalistes et civils) auraient été tuées dans ce conflit méconnu . La répression a pris la forme de massacres, d’assassinats ciblés de leaders nationalistes, d’emprisonnements massifs et de torture, instaurant un climat de terreur pour consolider le pouvoir central.( cliquez sur la vidéo) … Lire la suite ÉPISODE 1: Ahmadou Ahidjo prend le pouvoir : naissance d’un État contre son peuple