La gestion des déchets et l’insalubrité à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, est un problème persistant qui reflète des défis plus larges et surtout l’incompétence et la méchanceté des maires RDPC dans la gestion urbaine et le développement du pays. Les poubelles débordantes, les ordures accumulées dans les rues, et l’absence d’un système efficace de collecte et de traitement des déchets contribuent à une image de plus en plus négative de la ville. Ces problèmes ont des répercussions importantes sur la santé publique, l’environnement, et le développement socio-économique.
CONSÉQUENCE SUR LA SANTÉ PUBLIQUE ET L’ENVIRONNEMENT
L’insalubrité chronique dans une ville comme Yaoundé entraîne de graves conséquences pour la santé des habitants. Les déchets mal gérés deviennent des foyers de maladies infectieuses, telles que le paludisme, la fièvre typhoïde et le choléra. Les eaux stagnantes, souvent causées par l’encombrement des caniveaux avec des déchets, favorisent la prolifération des moustiques, responsables de nombreuses maladies. En outre, la décomposition des déchets organiques génère des odeurs nauséabondes et pollue l’air, aggravant les conditions de vie dans les quartiers les plus touchés.
Sur le plan environnemental, l’accumulation de déchets non biodégradables, comme le plastique, contribue à la pollution des sols et des cours d’eau. Cela affecte non seulement les écosystèmes locaux, mais nuit également à la qualité de l’eau potable. L’incinération non contrôlée des ordures à ciel ouvert, souvent pratiquée par des particuliers ou des groupes communautaires désespérés par l’inefficacité des services municipaux, libère des substances toxiques dans l’atmosphère, augmentant la pollution de l’air et les risques de maladies respiratoires.
IMPACT SUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
L’insalubrité à Yaoundé a également un impact significatif sur le développement économique. Une ville mal entretenue devient peu attrayante pour les investisseurs, qui peuvent percevoir l’incapacité à gérer les déchets comme un indicateur de mauvaise gouvernance et d’inefficacité institutionnelle. Le tourisme, un secteur potentiel de croissance économique, est également compromis, car les visiteurs sont rebutés par l’état de propreté de la ville.
De plus, l’inefficacité dans la gestion des déchets augmente les coûts pour les entreprises locales. Les entreprises doivent parfois assumer elles-mêmes la gestion de leurs déchets, ce qui augmente leurs dépenses opérationnelles. Cela peut également entraîner des fermetures temporaires lorsque les conditions de salubrité deviennent insoutenables, ce qui affecte la productivité et l’emploi.
INCOMPÉTENCE DES MAIRES RDPC ET DÉFAILLANCE DES POLITIQUES PUBLIQUES
L’un des problèmes sous-jacents à cette crise d’insalubrité est l’incompétence des maires RDPC de communes à gérer efficacement ce défi. Plusieurs facteurs expliquent cette incompétence :
1. **Manque de Formation et de Compétences Techniques** : Beaucoup de maires manquent de la formation et des compétences nécessaires pour mettre en place des systèmes efficaces de gestion des déchets. Cela inclut l’absence de connaissances en planification urbaine, en gestion environnementale, et en politiques publiques durables.
2. **Corruption et Détournement de Fonds** : La corruption endémique et le détournement des fonds publics destinés à l’assainissement aggravent la situation. Les ressources allouées à la gestion des déchets sont souvent détournées ou mal utilisées, laissant les communes sans les moyens nécessaires pour assurer la propreté de la ville.
3. **Manque de Coordination et de Soutien Institutionnel** : La gestion des déchets nécessite une coordination efficace entre les différentes échelons du gouvernement, des services municipaux aux autorités nationales. Le manque de coopération et de soutien entre ces différents niveaux de gouvernement conduit à une fragmentation des efforts, rendant les interventions inefficaces.
4. **Absence de Sensibilisation et de Participation Communautaire** : Les maires échouent souvent à mobiliser les communautés locales pour qu’elles participent activement à la gestion des déchets. Sans une sensibilisation adéquate et une participation communautaire, même les initiatives les plus bien intentionnées échouent, car elles ne répondent pas aux réalités et aux besoins des habitants.
CONCLUSION
L’insalubrité à Yaoundé est plus qu’un simple problème de gestion des déchets ; c’est un symptôme de la mauvaise gouvernance locale et de l’inefficacité institutionnelle qui freinent le développement du Cameroun. Pour surmonter ces défis, il est essentiel de réformer la gouvernance locale, c’est à dire celle des mairies et de promouvoir la participation active des citoyens. Sans une réponse concertée à ce problème, les conséquences sur la santé publique, l’environnement, et l’économie continueront de s’aggraver, compromettant ainsi le développement durable du pays.
PR JIMMY YAB
