Une Définition de l’Intellectuel Politique Républicain

Je me définis comme un intellectuel politique républicain, un positionnement qui articule mon engagement intellectuel et mon rôle de leader d’opposition au Cameroun. En tant que professeur d’université, exerçant dans des institutions en Afrique, en Asie, et en Europe, et Secrétaire Général du Mouvement pour la Libération du Cameroun (MLDC), l’un des premiers partis d’opposition de l’ère Biya, je revendique une approche républicaine fondée sur le respect des institutions tout en maintenant une critique constructive et une indépendance intellectuelle.
Un Héritage Intellectuel Africain
En prenant cette posture, je m’inscris dans la lignée de penseurs africains comme Fabien Eboussi Boulaga, Paulin Hountondji, Marcien Towa, mais aussi et surtout des premiers leaders du panafricanisme tels que Williams Du Bois, Marcus Garvey, Edward W. Blyden, PK Seme et Georges Padmore qui ont su allier rigueur intellectuelle et engagement politique sans céder à la complaisance envers les pouvoirs établis. Ces intellectuels africains ont toujours été porteurs d’une critique qui, loin de déstabiliser les fondements de l’État, vise à le renforcer en mettant en lumière ses dérives et en proposant des réformes. Je m’efforce d’incarner cette tradition de pensée critique en honorant la République et les valeurs démocratiques qu’elle porte.
Respect des Autorités Camerounaises et Indépendance de Pensée
Pour moi, le respect des autorités camerounaises n’est pas un simple acte de soumission mais un élément central de la stabilité républicaine. Ce respect doit cependant aller de pair avec une liberté de pensée et de parole, essentielles pour exercer mon rôle d’intellectuel et de leader d’opposition. Mon engagement au sein du MLDC me confère la responsabilité d’être à la fois un critique de la gestion actuelle et un bâtisseur de propositions alternatives, toujours dans l’intérêt général.
La Critique Républicaine au Service du Bien Commun
La critique républicaine, que je m’efforce de pratiquer, n’est pas une remise en cause systématique de l’autorité, mais une analyse réfléchie des politiques publiques. Je suis convaincu que, pour que la République serve véritablement le peuple, elle doit accueillir la critique, surtout lorsqu’elle émane de ceux qui partagent une vision pour le bien commun. En tant qu’intellectuel politique, je crois que mon devoir est de rendre compte, d’alerter, et de corriger par des propositions, dans le respect de la dignité des institutions.
L’Equilibre entre Loyauté Républicaine et Liberté Critique
En somme, être un intellectuel politique républicain, c’est conjuguer la pensée et l’action pour l’amélioration de la gestion publique. C’est oser défier le statu quo non par antagonisme, mais par conviction que l’intérêt général c’est-a-dire celui de la communauté est le socle sur lequel reposent les valeurs républicaines. Mon engagement est donc un équilibre entre loyauté aux valeurs républicaines et liberté critique, pour contribuer à une démocratie camerounaise plus juste et plus transparente.
