Le 1er octobre 1961, le Southern Cameroons — alors sous administration britannique — rejoint la République du Cameroun, ex-Cameroun français, pour former un État fédéral.
Ce jour-là, dans les rues de Buea, Bamenda et Kumba, des enfants chantent en anglais et en pidgin :
“We are free to build a new nation.”
Mais ils ignoraient qu’en réalité, ce fédéralisme serait une parenthèse, vite refermée par le centralisme d’Ahidjo.
