
Kant and the Politics of Racism: Towards Kant’s Racialised Form of Cosmopolitan Right
Dans « Kant and the Politics of Racism: Towards Kant’s Racialised Form of Cosmopolitan Right »< mes recherches portent principalement sur l’histoire intellectuelle européenne, la théorie critique de la race et les études postcoloniales, avec un intérêt particulier pour l’examen de la manière dont les idées des philosophes éminents des Lumières ont influencé les discours modernes sur la race et le cosmopolitisme. Grâce à une approche nuancée et rigoureuse, j’ aborde des questions complexes concernant les fondements de la philosophie morale, de la justice et de l’éthique mondiale, remettant souvent en question les revendications universalistes de ces théories en exposant leurs biais eurocentriques inhérents.
Dans ce livre, j’ étudie la notion de droit cosmopolite d’Emmanuel Kant, analysant comment les idées de Kant sur l’unité mondiale et les droits de l’homme sont liées à ses opinions raciales. S’appuyant sur diverses sources philosophiques, historiques et critiques sur la race, je met en lumière la manière dont le cosmopolitisme de Kant a pu être façonné par les idéologies raciales et les attitudes impérialistes du XVIIIe siècle, et y a peut-être même contribué. À travers ce prisme, je présente une critique innovante, encourageant une réévaluation de l’héritage de Kant et des implications plus larges de la pensée des Lumières sur les discussions contemporaines sur la race, la justice et l’éthique.
Ma maison de publication Palgrave Macmillan
Mon livre « Kant and the Politics of Racism: Towards Kant’s Racialised Form of Cosmopolitan Right » est publié par Palgrave Macmillan, un éditeur universitaire mondial de premier plan connu pour ses contributions rigoureuses et innovantes dans les domaines des sciences humaines, des sciences sociales et des affaires. Fondée au milieu du XIXe siècle, Palgrave Macmillan a une riche histoire ancrée dans l’édition universitaire de haute qualité, avec une réputation de promotion de la recherche qui remet en question et remodèle les paradigmes universitaires traditionnels.
Palgrave Macmillan fait partie de Springer Nature, un éditeur mondial de recherche, d’éducation et professionnel de premier plan. Il est spécialisé dans les livres, revues et recherches universitaires, et est largement respecté pour son soutien aux universitaires qui abordent des questions cruciales telles que la justice sociale, la philosophie et les études culturelles. L’éditeur est particulièrement reconnu pour ses contributions dans des domaines tels que la philosophie, la théorie politique et les études critiques sur la race, ce qui en fait une plate-forme appropriée pour le travail de Yab, qui confronte les aspects fondamentaux de la pensée philosophique européenne à travers le prisme de la race et de la critique coloniale.
En publiant « Kant and the Politics of Racism », Palgrave Macmillan poursuit son héritage de recherche qui remet en question les récits traditionnels et stimule le discours universitaire, en particulier sur des sujets qui relient la pensée historique aux problèmes sociaux contemporains. Ce partenariat avec Jimmy Yab reflète l’engagement de Palgrave à promouvoir des discussions complexes et interdisciplinaires qui repoussent les limites de la recherche philosophique et inspirent de nouvelles perspectives sur les défis sociétaux persistants.
1. Introduction et objectifs du livre
L’auteur de ce livre cherche à décortiquer les préjugés raciaux présents dans les écrits d’Emmanuel Kant sur le cosmopolitisme. Bien que Kant soit souvent célébré pour ses contributions à l’éthique, à la raison et aux droits humains universels, cet ouvrage examine comment la théorie kantienne du droit cosmopolite a pu intégrer ou même perpétuer la pensée racialisée. L’objectif principal est de démontrer que le concept de cosmopolitisme de Kant, plutôt que de promouvoir un droit universel transcendant les frontières ethniques et culturelles, soutenait implicitement une hiérarchie entre les races. Cette vision place le concept d’une loi morale universelle sous un jour nouveau et controversé, suggérant que le cosmopolitisme de Kant n’est peut-être pas aussi inclusif ou égalitaire qu’on l’interprète traditionnellement.
2. Contexte historique et intellectuel
Le livre se penche sur le contexte des Lumières du XVIIIe siècle, une période marquée par la montée du racisme scientifique, du colonialisme et de l’expansion impériale européenne. Les écrits de Kant sur l’anthropologie, la race et le droit cosmopolite ont été formulés dans ce contexte, influençant et étant influencés par les idéologies de l’époque. Les travaux de Kant sur la race, y compris ses essais et ses conférences sur l’anthropologie, révèlent son adhésion à une vision du monde centrée sur l’Europe. Il catégorise l’humanité en groupes raciaux hiérarchisés, jugeant explicitement les Européens supérieurs en rationalité et en moralité. Cet aspect est essentiel pour comprendre comment le cosmopolitisme de Kant était, sans doute, eurocentrique et aligné sur les préjugés raciaux dominants.
3. Cadre théorique : cosmopolitisme et hiérarchies raciales
Au cœur de l’argumentation du livre se trouve le concept de droit cosmopolite de Kant, qui envisage une société mondiale régie par des lois respectant les droits des individus au-delà des frontières. Cependant, l’auteur critique la façon dont la notion kantienne d’un « ordre cosmopolite » implique non seulement l’assimilation culturelle mais aussi un monde racialement hiérarchisé, avec les Européens au sommet. Les œuvres célèbres de Kant, telles que La Paix Perpétuelle et ses diverses conférences sur l’anthropologie, sont analysées pour révéler les préjugés raciaux. La vision de Kant selon laquelle les peuples non européens seraient moins capables de s’autogouverner ou de mûrir intellectuellement semble incompatible avec ses idéaux cosmopolites.
L’auteur utilise la théorie postcoloniale et la théorie critique de la race pour décortiquer le cosmopolitisme de Kant, montrant qu’il soutient subtilement les préjugés raciaux de son époque. Le langage racialisé de Kant lorsqu’il décrit les races non européennes suggère que sa vision de l’unité cosmopolite dépendait en partie de l’influence civilisatrice des nations européennes, s’alignant sur les notions impérialistes de « civilisation » pour les cultures « inférieures ».
4. Critique de la philosophie morale de Kant
En examinant l’impératif catégorique de Kant, le livre met en évidence la contradiction entre la philosophie morale de Kant et ses vues sur la race. L’éthique de Kant, qui met l’accent sur le traitement des individus comme des fins en soi et le respect des lois morales universelles, semble inconciliable avec ses présupposés raciaux. L’adhésion apparente de Kant à une hiérarchie raciale contredit les fondements égalitaires de son système éthique. Cela crée une incohérence dans son cadre philosophique, suggérant que son universalisme moral était limité par ses perspectives ethnocentriques.
5. Réévaluer l’héritage de Kant à la lumière de la critique raciale
L’auteur soutient que les contributions de Kant à la philosophie politique et à l’éthique devraient être revisitées avec une perspective critique, compte tenu des préjugés raciaux ancrés dans son œuvre. Le livre suggère que la version kantienne du cosmopolitisme pourrait avoir facilité les justifications idéologiques du colonialisme et de la supériorité raciale, façonnant ainsi les discours philosophiques occidentaux sur la race et la société.
La discussion soulève des questions sur la possibilité de réconcilier les idéaux universalistes de Kant avec ses vues raciales. Certains chercheurs pourraient plaider en faveur d’une séparation entre l’éthique de Kant et ses croyances anthropologiques. Cependant, l’auteur de ce livre défend une interprétation holistique, affirmant que les philosophies morales et politiques de Kant sont profondément liées à ses attitudes raciales.
6. Implications pour le cosmopolitisme moderne et le racisme
Le livre conclut en discutant des implications plus larges du cosmopolitisme racialisé de Kant pour les discussions contemporaines sur la race, la justice et l’éthique mondiale. L’auteur souligne l’importance de confronter les préjugés raciaux dans la philosophie classique pour créer un cadre éthique plus inclusif et véritablement universel. En s’engageant de manière critique dans le cosmopolitisme de Kant, l’auteur défend une vision cosmopolite qui ne reproduit pas les structures eurocentriques et racialement hiérarchisées du passé, mais qui valorise plutôt la diversité et l’égalité entre toutes les cultures.
7. Conclusion
« Kant et la politique du racisme : vers la forme racialisée de la droite cosmopolite de Kant » est un examen rigoureux et stimulant de l’héritage philosophique de Kant. Il met les lecteurs au défi de remettre en question la prétendue neutralité et l’universalité de la philosophie cosmopolite.
Les idées des Lumières et la manière dont même les concepts philosophiques fondamentaux peuvent être porteurs de préjugés implicites. Ce livre apporte une contribution significative à des domaines tels que les études postcoloniales, la théorie critique de la race et la philosophie de l’éthique, offrant des perspectives précieuses aux chercheurs intéressés par la décolonisation de la philosophie et la refonte du cosmopolitisme à une époque qui exige l’inclusion et la diversité.
En résumé, l’ouvrage sert à la fois de critique de Kant et d’avertissement plus large sur le potentiel des idéologies les plus progressistes à être entachées par leurs contextes culturels et raciaux.
