AU PAYS DE PAUL BIYA: SOIT ON PERD SON ÂME, SOIT ON PERD SA VIE – Analyse approfondie de la défaillance de l’Etat du Cameroun à travers une expérience personnelle, les obsèques de ma mère ( Racontée en 5 parties)

PARTIE I : Introduction et Chapitre 1

À gauche, mon arrivée au Cameroun, à droite, mon départ du Cameroun

INTRODUCTION: Un voyage de deuil, un retour à l’enfer

Dans le cadre de mes publications académiques, j’ai souvent l’opportunité de voyager, de parcourir le monde pour confronter mes idées avec d’autres chercheurs, pour débattre de la gouvernance, du développement et des systèmes politiques. Mais aucun voyage ne m’a autant marqué que mon retour au Cameroun pour les obsèques de ma mère.

Parti au pays avec deux pieds, j’en suis reparti avec trois, une béquille sous le bras et le poids du désespoir dans le cœur. Ce n’était pas qu’un deuil personnel que je vivais, mais le deuil d’un pays en perdition, d’un État en lambeaux, d’une société où la souffrance est devenue une norme et où l’injustice est érigée en système.

Ce récit n’est pas seulement le témoignage d’un seul individu que je suis, il s’agit d’une réalité partagée par des millions de Camerounais qui, qu’ils soient sur place ou à l’étranger, sont piégés dans un pays où tout est conçu pour briser les âmes, humilier les citoyens et les priver de leur dignité. Ce que j’ai vécu en quelques semaines est le quotidien de ceux qui y survivent chaque jour : des infrastructures abandonnées, un État absent, une administration corrompue, un système de santé en ruine et une société profondément divisée par la politique du régime en place.

À travers cinq étapes marquantes – de la destruction d’un pont à Ngompem et du mépris des autorités, à ma tentative désespérée de reconstruire ce que l’État refusait de réparer ( à mes propres frais = 3 500 000 FCFA) , en passant par un accident sur des routes délabrées, l’isolement social dû à mon engagement politique et un exil médical forcé – je raconte ici le calvaire d’un peuple pris au piège d’un régime qui ne lui offre qu’une alternative : la soumission ou la mort.

Le Cameroun de Paul Biya est devenu un enfer à ciel ouvert où la misère est institutionnalisée, où la jeunesse est abandonnée, où les élites gouvernantes ne se préoccupent que de leur propre survie. Ce texte n’est pas un simple témoignage, c’est un cri d’alarme, une radiographie d’un pays en état de décomposition avancée. Il met en évidence les maux profonds qui gangrènent notre société et appelle à une prise de conscience collective, car il ne s’agit pas que du sort d’un individu, mais bien de l’avenir de tout un peuple.

CHAPITRE 1 . L’indifférence criminelle de l’État : 31 Décembre 2025 à Pouma, le combat pour un pont et la dignité des citoyens

Lorsque je suis retourné au Cameroun après quelques jours Angleterre après un séminaire, pour les obsèques de ma mère, je ne m’attendais pas à être confronté à l’une des formes les plus manifestes du mépris de l’État pour ses citoyens : la privation du droit fondamental à la mobilité. À Ngompem, dans l’arrondissement de Pouma, un pont essentiel reliant le même village avait été détruit depuis plus de trois ans par une entreprise privée opérant sous le regard passif des autorités locales.

Ce pont, loin d’être un simple ouvrage d’ingénierie, représentait un lien vital pour les populations locales, leur permettant d’accéder aux marchés, aux écoles, aux hôpitaux et aux services administratifs. Sans lui, ces citoyens étaient réduits à l’isolement, coupés du reste du pays comme des prisonniers enfermés dans un ghetto à ciel ouvert.

Au conseil municipal

Le 31 décembre 2024, je me suis rendu au conseil municipal de Pouma pour exiger des explications. Face à moi, le représentant du Préfet de la SANAGA MARITIME, le maire adjoint de Pouma, le sous-préfet, les membres du conseil municipal, tous figures d’une administration qui prétend gouverner mais qui, en réalité, abandonne ses citoyens à leur sort. Ils ne voulaient pas me donner la parole, comme si évoquer le sort de ces populations invisibilisées était une offense. Ils ne voulaient pas entendre que depuis trois à quatre ans, des Camerounais étaient privés de leur droit le plus élémentaire : celui de se mouvoir. Leur attitude était symptomatique d’un régime qui a fait de la surdité institutionnelle un mode de gouvernance.

L’infrastructure : un luxe réservé aux grandes villes et aux élites

Pont détruit de NKANGLA

Le cas du pont de Ngompem n’est pas un incident isolé. Il est le reflet d’un problème systémique au Cameroun : la négligence des infrastructures, en particulier celles situées en dehors des centres urbains stratégiques. Selon un rapport de la Banque Mondiale (2022), plus de 60% des routes au Cameroun sont en mauvais état, et près de 45% des localités rurales sont difficilement accessibles pendant la saison des pluies. Pourtant, la Constitution camerounaise et plusieurs engagements internationaux signés par l’État garantissent le droit à la libre circulation comme un principe fondamental.

Alors que les membres du gouvernement voyagent en jets privés et que les hauts fonctionnaires circulent dans des véhicules de luxe achetés avec l’argent du contribuable, des millions de Camerounais risquent leur vie chaque jour sur des routes défoncées, des ponts effondrés, des pistes impraticables. L’injustice saute aux yeux : l’argent qui aurait pu être investi pour améliorer les infrastructures publiques est détourné pour enrichir une élite restreinte qui ne se sent redevable à personne.

Le mépris des autorités : une politique de l’inaction

Lors de cette réunion du conseil municipal, j’ai vu de mes propres yeux à quel point les dirigeants locaux ne se sentaient ni responsables ni concernés par les souffrances des populations qu’ils sont censés administrer. Non seulement ils ont refusé de me donner la parole, mais ils ont également cherché à minimiser le problème, comme si trois ans d’isolement forcé n’étaient qu’un désagrément mineur.

Ce mépris pour les doléances des citoyens est un des traits caractéristiques du régime Biya. D’après le classement 2023 de l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine, le Cameroun se classe 35e sur 54 pays africains en matière de participation et de droits humains, ce qui reflète le manque de considération des autorités pour les préoccupations des populations. L’administration camerounaise fonctionne comme une forteresse bureaucratique coupée du monde réel, où les décisions sont prises sans consultation, où l’inaction est la règle et où toute voix dissidente est réduite au silence.

L’absence de responsabilité : une impunité institutionnalisée

Le scandale du pont de Ngompem n’est qu’un exemple parmi tant d’autres où l’administration refuse de rendre des comptes. Qui est responsable de sa destruction ? Pourquoi aucune entreprise n’a été tenue de le reconstruire ? Où sont passés les fonds censés être alloués à l’entretien des infrastructures ? Ces questions restent sans réponse, car dans un pays où la corruption siphonne près de 30% du budget de l’État chaque année (Transparency International, 2023), les dirigeants ne se sentent pas obligés de justifier leur incompétence.

En réalité, la destruction du pont est le résultat d’un système où les entreprises privées, souvent liées à des membres influents du régime, peuvent détruire des infrastructures publiques en toute impunité, sans jamais être inquiétées. L’administration locale, au lieu de défendre les intérêts des populations, se contente d’observer passivement, ou pire, de tirer profit de ces situations.

Une administration qui nie l’humanité de son peuple

Ce qui m’a le plus marqué lors de cette confrontation avec le conseil municipal de Pouma, ce n’est pas seulement leur refus de m’écouter, mais l’indifférence avec laquelle ils ont balayé les souffrances de milliers de personnes. Cette attitude traduit une vérité plus profonde : dans le Cameroun de Paul Biya, l’État ne considère pas ses citoyens comme des êtres humains dignes de respect, mais comme des sujets dont on peut ignorer les droits et la dignité.

Il ne s’agit pas seulement d’un pont détruit. Il s’agit d’une politique d’abandon délibéré, d’une stratégie où l’État punit les populations rurales en les privant des services les plus élémentaires. Il s’agit d’une mentalité où la classe dirigeante vit dans une bulle de privilèges pendant que le reste du pays s’enfonce dans la misère et l’oubli.

Ce jour-là, en quittant la salle du conseil municipal sans avoir été écouté, j’ai compris une chose essentielle : dans ce pays, il ne suffit pas de dénoncer, il faut agir, car l’État ne viendra jamais au secours de son peuple. Et c’est ainsi que j’ai pris la décision qui allait marquer la deuxième étape de mon séjour : reconstruire moi-même ce que le gouvernement avait laissé s’effondrer.

CHAPITRE 2. Construire avec le peuple ce que l’État a détruit : un acte de résistance face à l’abandon

PAUL ATANGA NJI: UNE RATIONALITÉ RÉPUBLICAINE FACE À UN GOUVERNEMENT MÉDIOCRE

Paul Atanga Nji, le ministre camerounais de l’Administration territoriale. 

Résumé

Dans un contexte gouvernemental marqué par des déclarations parfois jugées déconnectées des réalités institutionnelles, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration Territoriale du Cameroun, se distingue par une gestion rigoureuse et rationnelle de ses fonctions. Cet article examine les attributions du ministère de l’Administration Territoriale et les compare aux actions et déclarations d’Atanga Nji. À travers une analyse critique, il établit un contraste avec d’autres membres du gouvernement, notamment Luc Magloire Mbarga Atangana (ministre du Commerce), et Emmanuel Nganou Djoumessi (ministre des Travaux Publics). En s’alignant strictement sur les missions régaliennes de son ministère, Atanga Nji apparaît comme une figure pragmatique et méthodique, contrairement à des déclarations controversées ou irréalistes de ses homologues. Cet article démontre que Paul Atanga Nji, par sa rationalité et son respect des prérogatives institutionnelles, s’impose comme le ministre le plus rationnel du gouvernement Paul Biya en 2024.

Mots-clés : Paul Atanga Nji, Rationalité gouvernementale, Administration Territoriale, Cameroun, Gouvernement Paul Biya.

Abstract

In a government often criticized for unrealistic and controversial statements, Paul Atanga Nji, Cameroon’s Minister of Territorial Administration, stands out for his rational and methodical management of his duties. This article examines the functions of the Ministry of Territorial Administration and compares them with Atanga Nji’s actions and statements. A critical analysis contrasts his performance with other government officials, such as Luc Magloire Mbarga Atangana (Minister of Commerce) and Emmanuel Nganou Djoumessi (Minister of Public Works). By adhering strictly to the sovereign functions of his ministry, Atanga Nji emerges as a pragmatic and disciplined figure, in stark contrast to the hyperbolic and unrealistic remarks of some of his peers. This article argues that Paul Atanga Nji, through his rationality and respect for institutional mandates, is the most rational minister in Paul Biya’s government in 2024.

Keywords: Paul Atanga Nji, Rational governance, Territorial Administration, Cameroon, Paul Biya’s government.

Introduction

La rationalité républicaine se définit comme la capacité à agir en conformité avec les responsabilités institutionnelles, à prioriser les intérêts collectifs sur les ambitions personnelles, et à maintenir un équilibre entre fermeté et respect des principes démocratiques. Dans le gouvernement Paul Biya, où l’inaction et la médiocrité reflètent une polarisation politique et un éloignement des responsabilités institutionnelles, les déclarations publiques des ministres ont souvent suscité des controverses. Dans cette marrée non productive, seul Paul Atanga Nji incarne cette rationalité républicaine en 2024.

Par exemple, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, a affirmé que « ne pas soutenir Paul Biya, c’est défier Dieu qui l’a choisi », une déclaration qui mêle politique et théologie.

De son côté, Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux Publics, a demandé publiquement : « Aidez-nous à arrêter la pluie.» Ces propos contrastent fortement avec la posture pragmatique et institutionnelle de Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration Territoriale, qui s’est concentré sur les missions régaliennes de son ministère, notamment le maintien de l’ordre, la supervision des élections et la gestion des crises.

Cet article vise à démontrer, de manière scientifique, qu’Atanga Nji est le ministre le plus rationnel du gouvernement Paul Biya en 2024. Pour cela, nous analyserons les missions régaliennes du ministère de l’Administration Territoriale et comparerons ses actions et déclarations à celles de ses collègues.

I. Les Missions Régaliennes du Ministère de l’Administration Territoriale

Le ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) a des missions claires et stratégiques :

1. Maintien de l’ordre public : Coordination avec les forces de sécurité pour assurer la stabilité nationale.

2. Supervision des ONG et Associations : Contrôle des organisations pour prévenir les ingérences étrangères et les activités subversives.

3. Organisation des élections : Préparation logistique et sécurisation des processus électoraux en collaboration avec ELECAM.

4. Gestion des crises : Coordination des réponses aux catastrophes naturelles et aux conflits internes.

Paul Atanga Nji a démontré son engagement à remplir ces fonctions de manière cohérente et pragmatique, en utilisant une rhétorique des proverbes africains.

Chapitre II : Comparaison avec Luc Magloire Mbarga Atangana : Une Déconnexion Institutionnelle

Luc Magloire Atangana Mbarga, Ministre du Commerce camerounais

1. Déclarations Polémiques : Le cas de la théologisation du pouvoir

Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, a marqué les esprits avec sa déclaration du 6 novembre 2024 :

« Ne pas soutenir Paul Biya, c’est défier Dieu qui l’a choisi. »

Cette déclaration, faite lors des célébrations marquant l’anniversaire de l’accession de Paul Biya au pouvoir, a suscité de vives critiques. Elle illustre une approche où la fidélité au chef de l’État dépasse le cadre de la neutralité institutionnelle attendue d’un ministre.

En tant que ministre du Commerce, Mbarga Atangana est censé se concentrer sur la régulation des marchés, la maîtrise des prix des denrées alimentaires, et la stimulation des échanges économiques. Cependant, sa déclaration semble mêler religion et politique dans un contexte où les Camerounais s’attendent à des solutions économiques face à la montée des prix des produits de première nécessité. Cette théologisation du pouvoir est un décalage notable par rapport aux attentes de ses fonctions.

2. Analyse Critique : Une posture émotionnelle de Magloire Atangana Mbarga contre la rationalité d’Atanga Nji

En comparaison, Paul Atanga Nji se limite à des déclarations strictement liées à ses responsabilités. Par exemple, lors des tensions postélectorales de 2020, il a déclaré :

« La loi et l’ordre sont des principes fondamentaux pour la stabilité. Nous agirons pour protéger nos institutions. »

Cette posture légaliste et dépourvue de rhétorique émotionnelle démontre une rationalité centrée sur l’État de droit. Contrairement à Mbarga Atangana, Atanga Nji ne détourne pas son rôle institutionnel pour exprimer une allégeance personnelle.

3. Impact sur la crédibilité gouvernementale

Les déclarations de Mbarga Atangana, bien qu’applaudies par les partisans du régime, ont contribué à polariser davantage le débat politique. Elles donnent une image d’un gouvernement plus préoccupé par la loyauté personnelle envers le président que par la résolution des défis économiques. À l’inverse, Atanga Nji projette une image de neutralité institutionnelle, essentielle pour préserver la crédibilité d’un État moderne.

Chapitre III : Contraste avec Emmanuel Nganou Djoumessi : Entre Réalisme et Idéalisme

Ngannou Djoumessi, Ministre des Travaux Publiques camerounais

1. Déclarations Irréalistes : La pluie comme obstacle au développement

Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux Publics, a déclaré devant le SÉNAT:

« Aidez-nous à arrêter la pluie. »

Cette déclaration, faite devant le SÉNAT, a été perçue comme une tentative maladroite de justifier des retards chroniques dans les travaux d’infrastructures. Elle a suscité moqueries et indignation dans l’opinion publique, qui attend des solutions concrètes face à l’état des routes, souvent impraticables.

2. Une Déconnexion avec les Réalités du Ministère

Le rôle du ministère des Travaux Publics est d’assurer la planification, la construction, et l’entretien des infrastructures. Pourtant, sous la direction de Nganou Djoumessi, de nombreux projets ont été retardés, souvent attribués à des problèmes de financement ou de planification.

Par exemple, l’auto-route Douala- Yaoundé reste inachevée après plusieurs années. Plutôt que d’assumer les responsabilités structurelles, le ministre a fait des déclarations qui minimisent la gravité des défis logistiques et financiers.

3. Conséquences pour la Perception Publique

Les déclarations de Nganou Djoumessi renforcent l’image d’un gouvernement inefficace dans la gestion des infrastructures critiques, un domaine central pour le développement économique. À l’opposé, les actions d’Atanga Nji renforcent sa crédibilité en tant que gestionnaire de crises, en phase avec les attentes des citoyens.

Synthèse des Comparaisons

Les actions et déclarations d’Atanga Nji révèlent une cohérence et une rationalité absentes chez plusieurs de ses collègues. Qu’il s’agisse de Magloire Atangana Mbarga dans ses déclarations théologico- émotives ou de Nganou Djoumessi, dont les déclarations irréalistes fantaisistes décrédibilisent son ministère, Atanga Nji se démarque par son pragmatisme et son respect des missions régaliennes.

Conclusion

Dans un gouvernement souvent marqué par des déclarations controversées et des postures éloignées des réalités institutionnelles, Paul Atanga Nji se distingue par sa rationalité et son respect des missions régaliennes de son ministère. En 2024, il s’impose comme le ministre le plus rationnel du gouvernement Paul Biya, en contraste avec des collègues comme Luc Magloire Mbarga Atangana et Emmanuel Nganou Djoumessi.

Il est la figure qui incarne la rationalité républicaine. Sa capacité à respecter et à exceller dans ses responsabilités institutionnelles fait de lui un exemple rare de pragmatisme et de performance dans un système souvent critiqué pour ses faiblesses. Ce faisant, il rappelle l’importance d’une gouvernance centrée sur le respect des institutions et la réponse aux attentes du peuple camerounais.

Bibliographie

1. Paul Atanga Nji, Discours sur l’Unité et l’Ordre Public. Yaoundé : MINAT, 2023.

2. Luc Magloire Mbarga Atangana, « Déclarations publiques sur le soutien au président Biya. » Journal du Cameroun, 2024.

3. Emmanuel Nganou Djoumessi, Rapports sur les Travaux Publics au Cameroun. Douala : Éditions Universitaires, 2023.

4. ELECAM, Rapport sur les Élections de 2020 au Cameroun. Yaoundé, 2021.

5. Tchango, Jacques. Les Défis de la Gouvernance au Cameroun. Douala : Presse Universitaire, 2021.