Femmes au pouvoir au Cameroun en 2025

PRESIDENTE OU VICE- PRÉSIDENTE EN 2025: LE CAMEROUN PRÊT POUR UN LEADERSHIP FÉMININ

Il y a quelque temps, j’ai eu l’honneur de rencontrer encore Mme MARIAM CHABI TALATA, VICE-PRESIDENTE DU BÉNIN, une femme aux qualités exceptionnelles. Son influence positive aux côtés du PRESIDENT PATRICE TALON est indéniable, et elle joue un rôle crucial dans les transformations ambitieuses qui redéfinissent actuellement le Bénin, particulièrement dans la modernisation de Cotonou. JE SALUE LE COURAGE DU PRÉSIDENT TALON, qui a fait preuve d’une vision et d’une audace rares en choisissant une femme pour ce poste de vice-présidente, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle dynamique de gouvernance. Inspiré par cet exemple, je suis convaincu que le Cameroun a tout intérêt à intégrer plus de femmes au sein de ses instances de décision politique, et pourquoi pas, à envisager une femme à la présidence ou à la vice-présidence dès les élections de 2025.

L’EDUCATION ET LE LEADERSHIP: LE RÔLE DES FEMMES CAMEROUNAISES

Dans mes expériences d’enseignement dans les amphis camerounais, il est impossible d’ignorer un constat frappant : les étudiantes y sont souvent plus nombreuses que leurs homologues masculins. Ce n’est pas anodin. Statistiquement, les femmes sont aujourd’hui le groupe le plus éduqué dans le pays, un atout précieux qui pourrait être mieux exploité en politique. Si la société reconnaît cette réalité dans l’éducation et même dans l’agriculture, où les femmes dominent le secteur, il est regrettable de voir qu’en politique, leur présence est bien trop faible. Cette absence contribue à perpétuer des modèles de gouvernance qui ne bénéficient pas de la diversité des perspectives.

LA SOUS – REPRÉSENTATION DES FEMMES EN POLITIQUE: ENJEUX ET OPPORTUNITÉS

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après le rapport de l’Union interparlementaire de 2023, les femmes représentent en moyenne seulement 26,5 % des parlementaires dans le monde, un chiffre encore plus faible au Cameroun, où les femmes n’occupent qu’environ 31 % des sièges parlementaires. Si cette représentation reste limitée, c’est souvent en raison des normes et préjugés sociaux qui cantonnent les femmes dans des rôles secondaires ou spécifiquement “féminins.” Cependant, une étude de la Banque mondiale montre que lorsque les femmes sont impliquées à des niveaux élevés de décision politique, elles apportent des perspectives cruciales, notamment sur les questions de santé, d’éducation, et d’inclusion sociale.

UN MODÈLE INSPIRANT: L’EXAMPLE DU RWANDA ET DE L’AFRIQUE DU SUD

L’Afrique possède de beaux exemples d’inclusivité en politique. Prenons le cas du Rwanda, qui, depuis 2003, détient le record mondial de parité au Parlement, avec 61,3 % des sièges occupés par des femmes. Cette présence accrue a eu un effet direct sur les politiques du pays, promouvant des initiatives en faveur des droits de la femme, de l’éducation, et de la santé. En Afrique du Sud, le mouvement vers la parité a permis une approche plus équilibrée dans les politiques sociales, avec des résultats mesurables en termes de réduction des inégalités et d’amélioration du niveau de vie.

POURQUOI UNE FEMME PRÉSIDENTE OU VICE-PRÉSIDENTE EN 2025 AU CAMEROUN?

Introduire une femme au sommet de l’État camerounais pourrait être une source de transformation profonde. Premièrement, cela offrirait un modèle d’aspiration pour la jeunesse féminine, qui pourrait s’identifier à des rôles de leadership. De plus, les données historiques montrent qu’un leadership féminin en période de transition apporte une gouvernance plus collaborative et un renforcement des initiatives en matière de développement communautaire et d’innovation sociale.

Dans le contexte actuel, où l’avenir politique et économique du Cameroun est en jeu, les femmes représentent une force inexploitée. Leur engagement en politique permettrait de diversifier les approches de gouvernance et d’apporter des solutions plus inclusives et durables. Au-delà de la parité, il s’agit de favoriser une politique sensible aux réalités de toute la population.

CONCLUSION

Alors que le Cameroun se prépare aux élections présidentielles de 2025, l’intégration de plus de femmes dans les hautes sphères politiques n’est pas seulement une question de justice sociale, mais une nécessité pour l’avenir du pays. Avoir une femme présidente ou vice-présidente serait un pas symbolique vers une société plus équilibrée, ancrée dans une vision de développement inclusif. Inspirons-nous des exemples du Bénin, du Rwanda, de l’Afrique du Sud, et d’ailleurs pour envisager une gouvernance où les femmes jouent un rôle central, pour le Cameroun de demain.

PR JIMMY YAB


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